Photographie

Tous les "créatifs" ont subi la même dévalorisation au profit des « commerciaux » qui dominent aujourd’hui la sphère de la communication. Les budgets de communication réservent encore aujourd’hui la part belle à la diffusion plutôt qu’à la création et le photographe encore fragilisé se plie à la loi du marché. Les tarifs pratiqués ne remontent que très lentement et restent bas sur le marché du marketing direct, du catalogue et du packshot. L’émergence des grosses structures photographiques semble renforcer cette situation, les petits photographes indépendants étant dans l’incapacité compte tenu de leurs coûts de production plus élevés, de concurrencer ces entreprises qui ont pour un certain temps remporté cette part de marché. Un photographe indépendant, sauf exception, doit donc aujourd’hui réorienter sa production essentiellement sur un travail plus élaboré, plus spécifique, plus personnalisé et créatif et donc à plus forte valeur ajoutée